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Nous voici en 1998, c’est l’année du BAC. Je veux mon BAC. Au fond de moi, je sais que je dois réviser. D’ailleurs, j’ai fait un planning pour organiser au mieux mes révisions. Seulement voilà, à chaque fois que vient l’heure, je ne parviens pas ouvrir un cahier ou un livre. A l’époque, je ne connaissais pas le mot » Procrastination « .

Le temps passe et l’angoisse ne cesse de monter. Mes nuits sont courtes car le stress et la peur ont pris le dessus. Résultat: Je suis davantage bloqué lorsque vient le moment de réviser.

Tous les jours, c’est la même chose. Je suis rentré dans un cercle vicieux qui me semble impossible à arrêter. « Mon Dieu » : Je cris. J’ai l’impression d’être condamné à l’échec pour l’éternité. Je souffre mais je ne parviens pas à mettre un nom sur ce que je traverse.

Je me mets donc à chercher partout car je veux mettre un nom sur ce qui ne va pas chez moi. Et voilà qu’un samedi après-midi en feuilletant un magazine, je tombe sur un article sur la procrastination.

Au début, je ne comprends rien à ce mot hyper long. J’ai envie de laisser tomber l’article mais je me ressaisis poussé par l’envie de comprendre ma souffrance. J’apprends alors que la procrastination est une tendance à remettre systématiquement au lendemain.

« Mais oui!!! Voilà ce que j’ai!! »: je me dis. Enfin, j’ai pu mettre un nom sur ma souffrance, il ne me reste plus qu’à savoir pourquoi je procrastine et comment je peux me sortir de ce mauvais pas.

1/Pourquoi procrastine t-on?

 L’année 1998 est pour moi une année remplie  d’angoisse. Je n’en peux plus de ne pas dormir, je n’en peux plus de ne pas trouver d’issue. Je me rends compte qu’après mon BAC, je n’ai aucun projet réellement défini à part aller à la FAC. Mon orientation est une complète incertitude.

Cela joue certainement sur mes angoisses et par ricochet sur les actions que je dois mettre en place pour réussir mes études. La vérité, que je refuse d’admettre, est que je ne sais pas ce que je veux et que j’ai peur de rater ma vie. D’autres personnes, autour de moi, ont peur de réussir. La procrastination se nourrit-elle à la fois de la peur de l’échec et la peur de la réussite?

On dirait bien que oui, j’ai tellement envie de réussir que j’en deviens perfectionniste. Je suis tellement perfectionniste que je reporte toujours à demain. Cette situation m’exaspère, je dois trouver un moyen de reprendre le dessus sur ma vie.

 

2/Comment arrêter de procrastiner?

1. Se donner  des objectifs simples .

Ma mère  constatant mon désarroi me dit:  » Tu veux faire trop de chose en même temps!!! Du coup, tu stresses comme un fou. Lorsqu’on débute dans la vie, il faut commencer petit!!! ». Ces mots raisonnent dans ma tête jusqu’au jour où je me dis que ma mère a raison. Je me mets alors à organiser mes révisions en plusieurs petites séquences. Ces petites séquences se focalisent sur des thèmes bien précis sur 45 minutes. Quand le temps imparti est écoulé, je m’arrête et je m’autorise des loisirs. Wow!!! Je me sens déjà mieux en opérant ainsi. L’impression d’angoisse se fait moins présente.

2. Listez 

En scindant mes révisions ainsi, je me rends compte que je dois prioriser les matières les plus importantes. Je me renseigne alors auprès des profs afin de savoir quels sont les sujets qui ont le plus de chance de tomber. De cette manière, je peux enfin cibler de manière plus précise mes « objectifs simples » de révision. Petit à petit, Je procrastine de moins en moins car je ressens et je vois les résultats de plus en plus.

3. Se connecter à sa mission de vie pour enrayer la procrastination

Malgré la mise en place de ce système, je ressens encore parfois des peurs qui me bloquent. Cela me met en colère!!! Il est hors de question que je rate ma vie. Cette colère me fait du mal car elle est dirigé contre moi et j’en prends conscience. Alors, lors d’un autre épisode de colère, je décide de faire autrement et de plutot me focaliser sur la joie immense que me procurerait l’obtention du BAC.frustration couleur

Aussi,étant passionné par les sciences humaines, je m’imagine déjà en tant qu’expert en sociologie(Ce que je ne fis jamais). Au fur et à mesure de mes réflexions et de mes visualisations, je découvre enfin que ma mission de vie est d’aider l’autre à se développer.

A l’époque, une carrière dans le social me semble être le meilleur choix et surtout c’est une carrière qui me fait vibrer. La direction que je me suis fixé m’empêche désormais de procrastiner car je sais ce que je veux réaliser dans ma vie. Maintenant, lorsque vient le moment de réviser pour mon BAC, je ressens de la joie car je sais au fond de moi que chaque minute passer à travailler me rapproche davantage de mon but  » Aider les autres à se développer ».

Conclusion:

La procrastination n’est pas une fatalité, elle peut être dépassée. Encore faut-il le vouloir et surtout la reconnaître. Je pense aussi que vient un moment durant lequel il nécessaire d’avoir assez de courage pour regarder en face la réalité de notre situation. Il faut aussi assez de courage pour accepter que nous sommes responsables de la vie que nous avons. Se donner des objectifs simples, rester focalisé sur le plus important et rester inspiré par sa mission de vie sont 3 clés qui vous permettront de commencer à voir les choses autrement.

Si vous avez traversé une période difficile car vous remettiez toujours au lendemain, partagez votre histoire juste en bas.

 

 

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