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Il y a des jours durant lesquels vous avez l’impression que rien ne va. Vous vous sentez parfois étranger à tout le monde, mal à l’aise. A la pause déjeuner lorsque vous êtes avec vos collègues, vous voudriez partir en douce tellement vous vous sentez être une m*rde à côté de ceux qui ont toujours quelques choses d’intéressant à dire.

La dernière fois que vous avez pris la parole devant tout le monde, vous étiez encore à l’école primaire et vous êtes devenu rouge de honte en récitant votre poésie devant tout le monde.

Vous avez appris à vous faire discret pendant des années si bien qu’aujourd’hui vous êtes quasiment l’homme/la femme invisible partout où vous allez.

Bien entendu, cette situation est devenue insupportable à vos yeux. Vous en avez marre de vivre ce yoyo émotionnel à chaque fois que vous vous trouvez dans une situation a priori normale pour la majorité de la population.

Lorsqu’on a pris de mauvaises habitudes pendant des années, c’est un vrai casse tête  d’en sortir !!!!!!!!!! C’est la résignation, on se dit qu’on ne peut pas changer car on est né comme ça !!!

C’EST ARCHI FAUX !!!!!!!!!!!!!! Je le répète encore une fois pour que cela rentre bien dans votre esprit : Tout ceci est ARCHI FAUX !!!!

Vous demandez peut-être pourquoi et comment je me suis forgé cette certitude que le changement était possible pour tout le monde.

La réponse est simple, elle tient en trois mots :  » L’acceptation de soi ».

En effet, l’acceptation de soi est une véritable autoroute vers une plus grande estime de soi et ce quelque soit votre situation. Facile à dire me direz-vous! Réfléchissez deux secondes aux épreuves que vous avez du traverser dans votre vie.

N’avez-vous jamais remarqué qu’au moment même où vous acceptiez votre problème/ situation, apparaissait une sorte de relâchement de toutes les tensions internes et externes. Ce relâchement qu’on appelle  » Le lâcher-prise » agit comme un terreau fertile à la créativité, à la résolution de problème, à l’amour de soi et par ricochet à l’estime de soi.

En tout cas, j’ai expérimenté de nombreuse fois le fait d’accepter mes ressentis, mes tensions, mes soucis, mon identité dans les situations très difficiles. M’accepter tel que j’étais a toujours été une première étape fondamentale à l’amélioration de mes capacités à rebondir après une phase de vie compliquée.

La bonne nouvelle pour vous c’est que ceci est possible pour tout le monde. En tout cas,  Sîmon, une personne en situation de handicap, a fait le choix de vivre à nouveau.

Sa résilience est exemplaire!!! Mais pour arriver à ce résultat, il a du franchir une toute petite étape (qui peut paraître insignifiante à quelques uns) mais fondamentale pour la suite de sa vie

Attention, la suite de ce post peut heurter la sensibilité de certains, si vous êtes trop sensible, je vous conseille d’arrêter la lecture immédiatement.

L’accident et l’acceptation de soi: un défi impossible?

L’histoire de Simon ( ce n’est son vrai prénom pour des raisons de confidentialité) est sans doute l’une des plus bouleversantes et extraordinaires. J’ai rencontré Simon dans le cadre de mon travail d’éducateur il y a quelques années. Il avait déjà pas mal remonté la pente lorsque j’ai fait sa connaissance.

Si j’avais rencontré Simon 3 ans plutôt, il m’aurait été impossible de faire un lien entre ses deux personnes.

Qu’a t-il pu arriver à Simon il y a trois ans ? Rien de réjouissant et ça vous l’avez sans doute devinez.

Ouvrez grands vos yeux et lisez la suite!!!

Simon a du être opéré en urgence en raison d’une malformation d’une artère de  son cerveau

Et comme si cela n’était pas suffisant, l’opération, qui était censé améliorer sa santé, a laissé des séquelles monumentales à Simon. Imaginez la détresse de Simon, persuadé qu’il serait remis en trois semaines de son intervention.

Le réveil allait être douloureux, une vraie descente au delà des enfers et je pèse mes mots. Ce que Simon a vécu et ressenti ne peut même pas être décrit tellement sa souffrance fut énorme!!!

Après un coma de quelques jours et des examens complémentaires, la diagnostic est tombé comme un véritable couperet derrière la tête. Sa femme et ses enfants étaient présents.

Vous ne marcherez plus comme avant et vous ne pourrez plus utiliser votre bras gauche. Le silence assourdissant avait envahi la chambre avant de laisser place au désespoir et à la tristesse.

Imaginez, vous avez 50 ans, vous avez construit une vie de famille idéale et on vous annonce que votre vie ne sera plus jamais la même: VOTRE HANDICAP EST IRREVERSIBLE.

Faites preuve d’empathie et essayez d’imaginer la souffrance que Simon a pu expérimenté au moment de cette annonce. A ce stade, l’acceptation de soi n’est plus qu’une notion vague sans importance pour celui traverse une telle épreuve.

A vrai dire, plus rien n’a d’importance, la seule chose qu’on souhaite c’est être comme avant!!!

N’avez-vous jamais remarqué que nous avons tous tendance à remarquer la valeur des choses/des gens qu’au moment où nous les perdons? Heureux celui qui en prend conscience et qui vit au moment présent  en profitant un maximum.

Bref, Revenons-en à Simon.

Si la vie était juste et compatissante, les difficultés de Simon s’arrêteraient là mais ce n’est malheureusement pas comme ça que la vie envisage les choses.

Après une batterie de test et d’examens, Le SECOND COUPERET tombe! Simon

avait perdu sa mémoire immédiate. Après quelques minutes, Simon oubliait partiellement ou totalement ce qui venait de se dire.

C’en était trop! C’est quoi ma vie maintenant? se répétait Simon. Son amour propre était plus bas que Terre. La dépression, l’envie de se suicider ne quittait plus ses pensées.

Petit à petit, les visites de sa femme se faisaient de plus en plus rares au fil des mois. Malheureusement, au bout d’un an et demi, sa femme demanda le divorce.

Simon n’acceptait  toujours pas sa situation. Pour lui, son handicap était totalement responsable des multiples pertes qu’il venait de subir.

Lorsque nous subissons une perte, nous avons tous tendance à nous rebeller, c’est une phase nécessaire pour arriver à une phase de deuil.

Une étincelle se rallume: un premier pas vers l’acceptation de soi et l’estime de soi

Lorsque je voyais encore Simon dans le cadre de mon travail, je lui ai demandé quel avait été le déclic qui l’avait poussé à remonter la pente.

Simon m’a répondu:  » Je suis tombé très bas psychologiquement, j’étais au bout du rouleau. 

– Lorsque ma femme m’a quitté, ça a été comme un coup de massue!!! Mes enfants ne venaient plus me voir!!! Je leur en ai voulu!!!

Après avoir accusé le monde entier de mon état, cela a fait tilt dans ma tête. Je me suis rendu compte que j’étais devenu un vrai poison à vivre. Pas étonnant que ma femme m’ait quitté. 

l’émotion était tellement forte, que je me suis mis à pleurer, je ne m’arrêtais plus.

Il fallait que je me rende à l’évidence, l’handicap était là!!! il fallait que j’avance dans la vie.

De plus, il me tenait à cœur de revoir mes enfants, la personne infecte que j’étais, ne les encourageaient pas à venir me voir. J’ai travaillé avec la psychologue qui m’a permis de m’être des mots sur mon accident et  sur ma colère.

J’ai découvert que ma colère était en fait une manière pour moi de dénier mon handicap mais aussi une manière de ne plus prendre mes responsabilités.

Le plus grave, c’est que je n’avais plus aucune estime pour moi même. J’AVAIS HONTE DE CE QUE J’ÉTAIS DEVENU.

Moi qui ais été très sportif, je ne peux plus marcher sans ma canne. Et les jours de grande fatigue, je me déplace en fauteuil roulant.

J’étais toujours vivant mais je me comportais comme un mort-vivant!!! Les éducateurs m’ont aidé à prendre conscience que j’avais encore des cartes à jouer.

Les éducateurs et la psychologue m’ont également aidé dans un premier temps à faire le deuil du passé.

Petit à petit, j’ai fini par accepter mon handicap, JE ME SUIS ACCEPTE TEL QUE J’ÉTAIS.  Je crois que c’est à partir de ce moment là que j’ai pris un nouveau départ.

Grace aux éducateurs, j’ai pu reprendre confiance sur mes capacités à occuper un emploi en temps partiel. J’ai aussi une voiture adaptée qui me permet de me rendre au travail. 

Cela n’ a pas été facile, j’ai eu des gros moments de doute mais finalement je suis fier du chemin parcouru!!! J’ai cessé de me flageller et j’ai commencé à plus m’aimer.

Le plus étonnant, c’est que mes enfants sont revenus me voir de plus en plus fréquemment. Plus je m’acceptais, plus je prenais la responsabilité de ma vie et plus je prenais la responsabilité de ma vie, plus j’avais de l’estime pour moi-même.

Tout ce travail intérieur a rejailli  sur mes proches!!! Mieux j’étais et plus ils avaient envie de partager des moments avec moi ».

Simon a maintenant quitté la maison d’accueil spécialisé pour son propre  appartement en région parisienne.

Malgré toutes ces épreuves extrêmement éprouvantes, l’acceptation de soi reste une autoroute formidable vers plus d’estime de soi.

L’estime de soi est une condition préalable pour prendre un nouveau départ. Avant de vous préoccuper de votre propre estime, vous êtes-vous réellement demandé si vous vous acceptiez tel que vous êtiez ?

En tout cas, la question mérite d’être posée. Lorsqu’on veut réellement avancer vers plus de bien-être, l’honnêteté envers soi même est une condition sinéquanone.

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